Culture / Patrimoine

Toute la lumière sur les lustres de Saint-Trophime

Grâce à la générosité de l'association des Amis de Saint-Trophime, deux lustres de la primatiale viennent d'être restaurés et réinstallés.

Publié par Marie-Pierre Garrabos le


C’est un travail qui demande de la précision et de la concentration. Justine Ovanessian, restauratrice spécialisée de sculptures, n’en manque pas au moment de remonter, pampille par pampille, les deux lustres dont elle vient d’achever la restauration dans la chapelle de la Vierge de la primatiale Saint-Trophime. L’électricien Vincent Lupérini apporte son concours car ces deux très belles pièces n’ont pas qu’une valeur ornementale ; l’éclairage qu’elles diffusent permet aussi de mettre en valeur la chapelle et son mobilier.

L’opération a commencé voici un mois, avec le démontage, toujours de façon extrêmement méticuleuse, des deux lustres. Mandatée par le service du Patrimoine de la Ville, Justine Ovanessian a procédé au nettoyage des parties métalliques et des éléments en matière vitreuse, remplacé tous les éléments apportant l’électricité par du matériel aux normes. “Les éléments en matière vitreuse sont composés, pour une partie, de verre d’ouraline et pour les pampilles, d’un verre de très bonne qualité ou de cristal“, explique la professionnelle. “Tous ces éléments, comme le style néo-gothique, sont typiques de la deuxième moitié du XIXème siècle, ce qui nous permet de dater les luminaires. Ils sont de très belle facture“, ajoute la restauratrice en faisant remarquer notamment les anges gravés sur les pampilles.

Il nous faut adresser un grand merci aux Amis de Saint-Trophime qui ont financés une grande partie de la restauration” a salué Claire de Causans, adjointe au maire en charge de la Culture et du Patrimoine. “Au-delà de cette restauration, l’association impulse un mouvement, puisque nous allons, en 2027, lancer la restauration du tableau L’éducation de la Vierge” a-t-elle ajouté en désignant le tableau situé dans la chapelle.

La restauration des deux lustres représente un coût de 87000 euros, financés à 45% par les Amis de Saint-Trophime, 30% la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), 25% le département des Bouches-du-Rhône.