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Culture / Patrimoine, Urbanisme / Travaux
Publié par Marie-Pierre Garrabos le
Des techniciens en combinaison, une “scène” isolée à l’aide de rubalises : le cloître Saint-Trophime ressemble à un décor de série policière en cette fin du mois de mars 2026. Ces experts cherchent à identifier la solution de traitement contre les micro-algues qui envahissent les dalles du sol et la base des piliers. Venus du Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du patrimoine (CICRP) et du Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH), ils ont été sollicités pour intervenir dans le cadre de la campagne de nettoyage et dépoussiérage des sculptures qui a commencé au début de l’année et s’est achevée au début du mois de mars. Photo : R. Parent/ville d’Arles
Pilotée par la Ville, cette campagne de dépoussiérage*, a été menée par l’Atelier Bouvier, entreprise spécialisée dans la restauration de bâtiments patrimoniaux sous la maîtrise d’oeuvre de l’agence Architecture et héritage. Elle a été également l’occasion de vérifier la tenue des deux campagnes de restaurations précédentes dont celle conduite en 2014-2015. Celle-là a d’ailleurs été considérée comme exemplaire dans le milieu de la restauration du patrimoine.
*Le coût de la restauration : 95 000 €, financés par la Drac (Direction des affaires culturelles) Paca 45%, l’ Etat via la Dotation de soutien à l’investissement local 35%, le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône 20 %.
Pour approfondir cette restauration, les experts du Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du patrimoine (CICRP) ont fait aux spécialistes du Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH) et plus précisément à ses microbiogistes. Ces derniers ont testé sur les pierres du Cloître quatre produits biocides, une lampe à UV et un système à base de vapeur d’eau. “Pour déterminer la solution la plus efficace, nous devons comparer plusieurs types de données“, explique Faisl Bousta, ingénieur de recherche, responsable du pôle Microbiologie du LRMH. Le résultat visible à l’oeil nu ne suffit pas, les scientifique vont également comparer, entre autres, l’activité photosynthétique des algues et d’autres observations faites au microscope.
A l’issue de cette analyse, dont les résultats tomberont dans les jours qui viennent, la solution la plus efficace sera appliquée sur l’ensemble des pierres du cloître envahies par ces micro-algues.
Faisl Bousta, ingénieur de recherche, responsable du pôle microbiologie au LRMH (en rouge) explique à Renzo Wieder, de l’agence Architecture et Héritage le procédé d’analyse des tests réalisés sur les pierres. photo R. Parent/ville d’Arles.
Le cloître Saint-Trophime, un édifice aussi exceptionnel que l’amphithéâtre
Le cloître Saint-Trophime, dont un partie a été édifiée au XIIème siècle et l’autre au XIVème siècle, fait partie des monuments arlésiens inscrits au Patrimoine mondial par l’Unesco. Les cent-sept œuvres sculptées, vouées à glorifier le Christ et les saints-patrons de la ville, Saint Trophime et Saint Etienne, contribuent à donner au site son caractère exceptionnel.