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Culture / Patrimoine, Urbanisme / Travaux
Publié par Marie-Pierre Garrabos le
“Il y a ici un portique gothique que je commence à trouver admirable, le porche de Saint-Trophime. Mais il est si cruel, si monstreux, comme un cauchemar chinois, que même ce magnifique exemple d’un style si grandiose me semble appartenir à un autre monde… » écrivait Van Gogh peu de temps après son arrivée à Arles, en 1888. Quant à Germaine Richier, l’une des plus importantes sculptrices du XXème siècle, c’est en découvrant le portail de Saint-Trophime à l’âge de 12 ans que sa vocation est née.
Le portail de l’église Saint-Trophime, chef d’oeuvre de l’art roman (réalisé à la fin du XIIème siècle) classé au Patrimoine mondial par l’Unesco, dont les spécialistes s’accordent à reconnaître qu’il est d’une ampleur et d’une ambition rarement égalées en France, fait l’objet d’une campagne de nettoyage qui doit s’achever avant les fêtes de fin d’année. Derrière les bâches tendues sous l’échafaudage, les spécialistes de l’Atelier Bouvier, sous la maîtrise d’oeuvre du cabinet Architecture et Héritage, vont nettoyer les statues, colonnes, éléments sculptés des dépôts polluants. Ce travail de dépoussiérage va également permettre de mesurer l’impact éventuel de ces dépôts sur la pierre.
Au début de l’année 2026, l’Atelier Bouvier interviendra dans le cloître Saint-Trophime. les sculptures sont cette fois les victimes des visiteurs, qui n’hésitent pas à les toucher. Outre le nettoyage, il s’agira aussi de déterminer le type de polluants qui pénètrent dans le cloître et attaquent les éléments sculptés.