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En juin, la Santo Estello déploie les couleurs de la Provence

Publié par saries le


A l’orée de la révolution industrielle, sept jeunes hommes décidaient de défendre leur culture et leur langue en fondant le Felibrige en 1854. Loin d’être l’apanage de la seule Provence géographique, le Felibrige sous l’impulsion de Frédéric Mistral et dont le siège social est au Museon Arlaten, couvre plus de 32 départements, jusqu’en Gascogne, Limousin et pays Niçois.

Chaque année depuis, une ville est désignée pour accueillir le congrès-festival dit de la Santo Estello. Cette année, c’est à Arles, du 3 au 6 juin. Un véritable événement qui devrait accueillir plusieurs centaines de participants, 48 ans après la dernière venue des felibres, dans la ville. En présence de Jacques Mouttet, capoulié du Felibrige, de Sabine Mistral sendi (présidente de la maintenance de Provence) et de Paulin Reynard, plus jeune majoral, Mandy Graillon, adjointe au maire, présentait ce qui s’annonce comme une grande fête.

Dédiée à la jeunesse

Petite claque aux idées reçues, non seulement les langues des pays d’Oc sont non seulement encore parlées par plus d’un million de locuteurs, mais la jeunesse est de plus en plus sensible à la découverte de leur langue régionale. Ce que Mandy Graillon a rappelé en soulignant (que): « Cette Santo Estello sera placée sous le signe de la jeunesse, dans une ville qui vibre au rythme de ses traditions, et autour du Museon Arlaten, dont la réouverture récente tombe à pic pour ce grand rendez-vous du Felibrige« . Dans la foulée, Paulin Reynard précisait que « Nous avons lancé un partenariat ambitieux avec le Rectorat : plus de 600 élèves du CP à la Terminale seront sur la scène du théâtre antique pour le spectacle d’ouverture ». Enfin, Sabine Mistral, XVIe reine d’Arles et âme de ce congrès sur lequel elle travaille depuis deux ans, précisait pour sa part, que de très nombreux événements, découvertes et spectacles seront proposés.