Culture / Patrimoine, Personnalités

Rencontres d’Arles : Charlotte Gainsbourg et la maison hantée par son père

La comédienne a photographié la maison de son père après sa mort en 1991. C'est sa toute première exposition.

Publié par Romain Vauzelle le


“J’avais juste besoin de raconter mes souvenirs”. Ainsi Charlotte Gainsbourg a expliqué la genèse de l’exposition “5 bis”, qu’elle présente à la galerie du Cloître dans le cadre des Rencontres d’Arles. “5 bis”, comme le numéro de la maison de son père, rue Verneuil à Paris. “Lorsqu’il est mort en 1991 j’ai eu envie de sacraliser ce lieu, qu’il devienne un musée qui lui soit dédié, raconte la comédienne, présente ce jeudi 9 juillet 2026 pour le vernissage de son exposition. Mais avant que le projet de musée se concrétise, j’ai voulu profiter de chaque moment entre ses murs, seule. Et j’ai fait des photos, énormément de photos.”

Une façon de “chasser les fantômes de son père” glisse Matthieu Humery, commissaire de l’exposition. Son père est effectivement omniprésent dans ses clichés. Bien plus à travers des objets – un tableau, un briquet, des chaussures – qu’à travers son visage qui apparaît finalement très peu. Ce travail en noir et blanc est la toute première exposition photo de Charlotte Gainsbourg. “Je ne pensais pas exposer un jour, confie-t-elle, plein d’humilité. La photographe de la famille, c’est ma sœur. Moi j’ai appris sur le tas, en faisant beaucoup d’erreurs. Mais j’avais besoin de.me ressourcer avec ce métier qui n’était pas le miens.” L’exposition est visible rue du Cloître, jusqu’au 6 septembre.

Toutes les photos du vernissage de l’exposition