Culture / Patrimoine, International, Personnalités
Décrypter les images dans la ville de l’image avec la 54ème édition des Rencontres de la photographie
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Culture / Patrimoine, International
Publié par Aude Pauly le
« Vous pourrez continuer d’agir en toute indépendance ». C’est en ces mots que le maire Patrick de Carolis a souhaité accueillir le programme des 57èmes Rencontres de la Photographie qui se tiendront du 6 juillet au 4 octobre.
Nicole Joulia, vice-présidente du Conseil départemental, lui a emboîté le pas en insistant sur ce fait : « La culture a besoin de liberté ».
Le Département accueillera au Museon Arlaten une exposition hommage à l’un des grands noms de cette édition, William Klein, à travers sa vision de l’Amérique et les images qu’il en a laissées, et dont le film culte Qui êtes‑vous, Polly Maggoo ? fera l’objet d’une projection durant la semaine d’ouverture.
Puis le conseiller régional Cyril Juglaret de rappeler : « Les Rencontres nous apprennent à voir et à comprendre, dans un monde saturé d’images ».
D’un monde à l’autre. Justement, l’édition 2026, sous le titre Des mondes à relire, non seulement nous fera comme à chaque fois parcourir la planète et se croiser à Arles les plus grands esthètes, mais elle aura plus que jamais à cœur « la transmission et l’initiation à la lecture des images ». Et déjà sur ce point un temps fort est annoncé pour la fin de l’été, dans le cadre aussi du bicentenaire de la photographie : « Le septembre des Rencontres ».
Avant cela, dès le 6 juillet, les Rencontres nous embarqueront pour une traversée de la Méditerranée et du continent africain, en direction notamment du Ghana. L’artiste Carlos Idun-Tawiah à qui l’on doit l’affiche de cette année en est originaire. La Côte d’Ivoire, le Congo ou encore l’Afrique du Sud seront aussi des sujets de représentations dans lesquelles se mêlent souvent histoire passée et moments présents.
Des photographes et des bêtes. Le monde animal comme source d’inspiration, cela a été le cas pour de nombreux artistes parmi les plus célèbres. La preuve avec l’exposition regroupant de grands talents tels que Lucien Clergue, Martin Parr, Jacques Henri Lartigue ou encore Sebastião Salgado et leur regard à chacun différent porté sur le vivant.
De la faune à la flore il n’y a qu’un pas, et celle-ci s’exposera dans bien des lieux, à travers le travail d’Edward Steichen ou l’hommage rendu à ce dernier par Lisa Oppenheim, mais aussi au Jardin d’été à travers les œuvres de 5 photographes que la nature a inspirés.
Inédit. Sur le même principe que les grands panneaux du Jardin d’été, pour la première fois les Rencontres investiront le parc de l’hôpital pour une autre exposition en plein air, et que les personnes présentes sur place puissent « nourrir leur esprit des images proposées ».
Autre lieu à noter, les Papeteries Étienne où se déroulera la Nuit de l’année le samedi 11 juillet.
Enfin, parmi les surprises, deux noms célèbres dans d’autres domaines que la photographie seront pour cette édition à l’affiche des Rencontres : le réalisateur coréen Park Chan-wook, président du jury du prochain festival de Cannes, et Charlotte Gainsbourg dont les clichés se joindront aux milliers d’autres exposés à Arles comme chaque été.