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Culture / Patrimoine, Festivités
Publié par Marie-Pierre Garrabos le
15% de fréquentation en plus par rapport à l’année dernière : la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles, qui s’est déroulée cette année du 7 au 13 juillet, a attiré près de 23000 festivaliers. Cette première semaine, largement fréquentée par les professionnels de la photo, dépasse donc le précédent record de 2024, et donne une indication très encourageante pour la fréquentation que connaîtra cette 51ème édition.
“C’est un immense succès de la photographie, du Festival et de son équipe, et aussi de la Ville d’Arles avec son ambiance si particulière” a commenté Aurélie de Lanlay, directrice adjointe du Festival, le 13 juillet. “C’est aussi une reconnaissance pour une programmation très diversifiée, qui affirme son rôle d’outil de témoignage et de transformation sociale” ajoute Christoph Wiesner, son directeur. Au fil des 47 expositions, on passe en effet des très jeunes photographes brésiliens au regard empreint d’humanité de Louis Stettner, du témoignage des artistes autochtones australiens à une plongée dans l’univers du grand couturier d’Yves Saint Laurent, du travail documentaire de Laetitia Battaglia sur la mafia aux photos des anonymes réunis dans la collection de Marion et Philippe Jacquier… Une pluralité de sujets, de façons de les traiter, mais toujours, comme le souligne Christoph Wiesner, “avec une grande exigence artistique.”
Cette première semaine, avec plus de 110 événements organisés par le Festival, sans compter les rendez-vous proposés dans le cadre du Off par des galeries et des artistes, mais aussi par des agences photos, s’est transformée en grande fête de la photo, achevée, le 12 juillet par la désormais très populaire Nuit de l’année. L’un des moments forts reste, sans conteste la soirée au théâtre antique au cours de laquelle la photographe Nan Goldin s’est vue remettre le prix Kering Women in motion pour la photographie. Affichant complet 15 jours avant la date tant la notoriété de l’artiste est grande, la soirée a été marquée par les prises de position très fortes de la photographe tant pour Gaza que pour le rôle des grands groupes pharmaceutiques dans l’addiction.
Bilan… A l’heure de ce premier bilan, l’équipe à la tête du festival a noté la réaction enthousiaste du public pour l’ouverture élargie des expositions de 9h30 à 19h30), ce qui a permis notamment de les visiter avant ou après les heures les plus chaudes de la journée.
… Et perspectives. L’adaptation aux températures de plus en plus élevées, aussi bien au moment de l’installation des expositions que de leurs visites, est l’une des pistes de réflexion menée par l’équipe des Rencontres pour les éditions à venir. L’inclusion de tous les publics est également au coeur des dossiers à mener. Déjà, la Rentrée en images (qui accueille chaque année plus de 11 000 élèves) s’ouvre aussi aux acteurs du champ social et médico-social.
Autre dossier à mener : la réhabilitation de la Maison des arènes, achetée par le festival et qui accueille toutes les activités d’éducation à l’image que mènent les Rencontres tout au long de l’année et qui constituent un pan non négligeable de ses missions. Enfin, le projet dévoilé par Rachida Dati lors de sa venue le 6 juillet, de l’installation d’un “musée de la photographie” aux Papeteries Etienne mobilisera également l’équipe des Rencontres, ainsi que la préparation du bicentenaire de la photographie, célébré en 2026-2027.
En attendant ces événements et la 57ème édition qui débutera le 6 juillet 2026, les 47 expositions de l’édition 2025 sont à découvrir jusqu’au 5 octobre et l’accès est, comme toujours, gratuit pour les Arlésiens.