Météo France a placé le département des Bouches-du-Rhône en vigilance jaune pour un épisode pluvio-orageux prévu dans la nuit du 13 au 14 mars
Les pluies pourront être localement orageuses, ainsi, nous vous conseillons la plus grande prudence :
Les conditions de circulation routières peuvent être rendues difficiles, n’empruntez pas les routes inondées et éviter tout déplacement en cas de fortes précipitations.
Les inondations de caves et points bas peuvent se produire très rapidement.
L’expo du jour : dans “Traversée du fragment manquant”, Raphaëlle Peria remodèle ses souvenirs
Peinture, photo, sculpture... Tout au long de l'été, arles.fr vous invite à la découverte des expositions. Aujourd'hui, rendez-vous au Cloître Saint-Trophime pour découvrir les "photos grattées" de Raphaëlle Peria, lauréate du Prix BMW Art Makers.
Raphaëlle Peria travaille ses photos au scalpel pour faire apparaître des blancs et leur donner du relief.
Raphaëlle Peria n’aime pas la photographie. “Trop lisse”, dit-elle. Alors, munie d’une quarantaine d’outils de graveur, chirurgien ou dentiste, elle gratte inlassablement ses clichés pour leur donner du relief et faire apparaître du blanc. “La couleur de l’oubli. Ce que j’efface, c’est ce que j’ai oublié” explique l’artiste invitée par les Rencontres d’Arles en tant que lauréate, avec la commissaire Fanny Robin, du prix BMW Art Makers. Ainsi rend-elle les images plus fidèles à ses souvenirs, mais aussi plus poétiques, plus lumineuses.
C’est ce qui saisit le visiteur au Cloître Saint-Trophime, où sont exposées vingt photos tirées d’un album de famille retraçant une croisière sur le Canal du Midi, à bord de la péniche de son père. “J’avais trois ans, ce sont mes plus vieux souvenirs” raconte Raphaëlle Peria. Les œuvres sont imprimées sur plexiglass, rappelant les reflets des vitres du bateau où les arbres se mêlaient aux visages enfantins de l’artiste et de ses trois sœurs.
C’est un honneur d’être exposée à Arles, La Mecque de la photographie”
Plus connue pour son travail de dessinatrice, Raphaëlle Peria n’avait jamais imaginé avoir la chance d’exposer un jour aux Rencontres d’Arles. “Je ne me considère pas comme photographe mais comme plasticienne, alors je ne me sens pas tout à fait légitime. D’ailleurs, je ne réalise toujours pas que j’expose ici !” confie-t-elle, tout en humilité.
Le coup de cœur : l’adieu aux platanes. “Quand je gratte les platanes de mes photos, je symbolise leur disparition” explique Raphaëlle Peria. Une façon pour l’artiste de déplorer la propagation du chancre coloré, cette maladie incurable qui touchent les platanes et fait fondre leur population sur les rives du canal du midi, comme sur les bords des routes du Pays d’Arles. Une problématique qui fait donc écho localement et qui touche d’autant plus la plasticienne qu’elle est une “amoureuse des arbres, porteurs de notre mémoire et gardiens de nos secrets”.