Culture / Patrimoine

Le musée Réattu fait entrer l’art au centre de détention de Salon-de-Provence

Dès le mois d'octobre, l'équipe pédagogique du musée Réattu commencera un travail au long cours avec des détenus du centre de détention de Salon-de-Provence. Une convention a été signée le 11 septembre avec le Service pénitentiaire d'insertion et de probation.

Publié par Marie-Pierre Garrabos le


Ouvrir les esprits comme des perspectives : c’est l’objet du projet artistique, porté par le service des publics du musée Réattu, qui sera mené au centre de détention de Salon-de-Provence dès le mois d’octobre.

Autour du thème du paysage, très richement incarné au Musée depuis les oeuvres de Jacques Réattu et de ses contemporains au XVIIIème siècle jusqu’aux créations sonores les plus modernes, les détenus pourront participer à des ateliers, découvriront des œuvres et expérimenteront différentes techniques – dessin, gravure, photographie. Une sortie est aussi prévue au musée, afin de découvrir les œuvres sur place. La directrice-adjointe du centre de détention de Salon, Barbara Padovani, arlésienne depuis plusieurs années, est à l’origine du projet, développé par le service des publics du Musée et concrétisé le 11 septembre par la signature d’une convention entre le Service pénitentaire d’insertion et de probation (SPIP) des Bouches-du-Rhône et la Ville. “La culture est un levier puissant d’insertion, a rappelé Carole Chevalier, la directrice du SPIP des Bouches-du-Rhône. Et à Arles, nous trouvons un vrai soutien, également auprès des Rencontres de la photo.

Une sélection des oeuvres créées au cours de ces ateliers sera intégrée dans l’exposition « Tous artistes ! », présentée au mois de mai dans la commanderie Sainte-Luce, face au musée Réattu, et qui réunit chaque année les travaux réalisés par les écoliers, les enfants, les adultes reçus par le service des publics du Musée. 

Le thème choisi, “paysages”, s’inscrit aussi dans le nouvel accrochage de ses collections permanentes que prépare le musée des Beaux-Arts de la Ville et qui sera dévoilé au public à partir du mois de décembre. Une nouvelle façon de présenter les oeuvres, de nouvelles acquisitions, des prêts donneront aux habitués l’impression de découvrir un “nouveau” musée. Enfin, le thème du paysage prend tout son sens dans l’ancien prieuré de l’Ordre de Malte, posté au bord du Rhône et dont la perspective qu’il donne sur le fleuve est une source d’inspiration jamais tarie pour les artistes de tous les temps.