Culture / Patrimoine

Le monde se vit plus fort avec Les Rencontres

Autour du maire d'Arles, Patrick de Carolis, et de l'équipe du Festival, le préfet, les élus et les acteurs majeurs de la photographie contemporaine ont ouvert la 57ème édition des Rencontres d'Arles, le 6 juillet 2026. Et souligné ainsi la place prépondérante de ce rendez-vous pour comprendre le monde, les crises qui le traversent et la force du vivant.

Publié par Marie-Pierre Garrabos le


Transformer la chapelle des Jésuites, archétype de l’architecture du XVIIème siècle, en laboratoire de la contre-culture pop selon William Klein ; raconter la naissance d’une nation délivrée de la puissance coloniale, en l’occurence le Ghana ; sourire avec Martine Barrat devant la joyeuse impertinence des enfants des rues de Paris et New-York ; révéler la grâce du monde quand il est vu par la photographe américaine Ming Smith… Quand les Rencontres de la photographie proposent des “mondes à relire”, la promesse est tenue haut la main : ouvertes le 6 juillet, les 47 expositions réparties sur 28 lieux patrimoniaux proposent un voyage et des réflexions inédites à travers le regard et le travail des photographes et artistes.

La photographie telle qu’elle s’expose aux Rencontres “révèle ce qui nous échappe, nous relie et nous fait regarder le monde avec plus d’intensité” déclaré Christoph Wiesner, directeur du Festival, qui avec Aurélie de Lanlay, directrice adjointe, a guidé le 6 juillet la visite inaugurale de cette 57ème édition. Le continent africain, les pays du bassin méditerranéen, les questions d’identité, des interrogations sur la société de consommation, mais aussi le vivant, végétaux, animaux, paysages, sont les grands thèmes qui irriguent le travail des artistes exposés, entre la grande “histoire” et les récits intimes, depuis les archives remises en valeur jusqu’aux propositions nouvelles.

Arles n’est pas un décor, Arles fait corps avec le festival – Christoph Wiesner

Cette 57ème édition est formidable car elle fait briller à Arles, a renchéri le maire d’Arles, Patrick de Carolis.”Elle nous donne aussi à voir un monde de plus en plus fragile, ce qui ne peut que nous inciter à le regarder et à le protéger” a poursuivi le maire, en appelant le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, à soutenir la voix de la Ville contre le projet de ligne à très haute tension. Pour rappel, il prévoit le déploiement de 180 pylônes entre Fos-sur-Mer et Jonquières-saint-Vincent. “Aidez-nous à ce que la Camargue et la Crau restent la Camargue et la Crau“, a-t-il martelé.

Comme les autres intervenants, Françoise de Panafieu, présidente du conseil d’administration des Rencontres, Martine Vassal, présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Michel Bissière, conseiller régional, et Jacques Witkowski, préfet des Bouches-du-Rhône, le maire d’Arles a souligné le rôle majeur des Rencontres pour faire vivre la photographie contemporaine, son action pédagogique auprès d’un très large public. Tous les intervenants ont également mis en valeur la dynamique économique du festival, employeur aux ambitions sociales et vecteur d’attractivité touristique pour toute la région Sud-Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

En septembre, Les Rencontres donnent un nouveau rendez-vous aux Arlésiens et au public. Aurélie de Lanlay, directrice adjointe du festival, l’a annoncé : du 16 au 20 septembre, le Septembre des photographes permettra de rencontrer des artistes, de visiter des expositions avec les photographes, d’assister à des tables rondes. Une façon de prolonger le festival en prise directe avec ceux qui le font. Pour rappel, le Festival est gratuit pour les Arlésiens. Pass à retirer au bureau des Rencontres. Infos sur rencontres-arles.com