Culture / Patrimoine, International

Assises de la traduction littéraire : Arles s’exprime dans toutes les langues

Depuis de nombreuses années, un rendez-vous est devenu indissociable de l'automne arlésien. Il s'agit des Assises de la traduction littéraire organisées par l'association ATLAS, les 7, 8 et 9 novembre prochains.

Publié par Aude Pauly le


Le décompte est lancé. Les secondes, les minutes, les heures et les jours s’écoulent sur le site internet de l’événement : J-3 avant que l’association ATLAS pour la promotion de la traduction littéraire ne lance ses 42èmes Assises de la traduction littéraire.

Une manifestation hybride par le fait qu’elle s’adresse principalement aux professionnels et qui a trouvé aussi son public chez les amateurs de littérature étrangère comme chez les étudiants. Les sujets traités ont défilé autant que les années : la musique, le théâtre, la poésie, le temps, la mer… Parfois aussi la violence, la guerre.
Et pour cette édition la contrainte.

La traduction peut passer du simple exercice à une véritable épreuve selon la nature de la ou des contraintes qui pèsent sur elle.
Car de contrainte elle n’en a pas qu’une. Et leurs origines peuvent être diverses. En fonction de l’époque, du contexte, du pays où elle se pratique, ou encore des personnes auxquelles elle s’adresse.
« Traduire sous la contrainte » est en tous les cas le fil rouge qui sera déroulé tout au long de la 42ème édition des Assises de la traduction littéraire. Elles se tiendront du vendredi 7 au dimanche 9 novembre, et la thématique choisie prendra vie sous les traits d’auteurs exerçant dans des pays (Iran, Chine, Russie…) où la pratique littéraire et la traduction doivent composer avec la censure par exemple.
Comment manier le persan ou le russe tout en ne mettant pas le vrai sens des mots à traduire en péril ? Comment donner toutes ses dimensions au chinois ancien à travers un autre idiome ? Sans oublier l’IA, plus que jamais d’actualité, et qui s’invitera aussi dans les débats. Des habitués des langues et des lettres seront présents pour répondre à ces questionnements, lors des rencontres et des conférences organisées à la chapelle du Méjan et au théâtre. Les ateliers de traduction (du bulgare à l’arabe en passant par le lituanien ou encore le « queer ») des samedi et dimanche seront menés à l’espace Van Gogh et au Musée départemental Arles antique.
Autres lieux : POP et l’Aire d’Arles où se dérouleront respectivement les soirées du vendredi et du samedi.
Et la programmation s’ouvrira avec le traditionnel Grand Prix de traduction de la ville d’Arles qui sera remis quant à lui pour la 30ème année à l’un des six finalistes.