Tradition, Vie locale

Soixante ans au service de la Feria

Depuis 1965, les bénévoles du Comité de la Feria organisent les festivités avec passion et dévouement.

Publié par Romain Vauzelle le


Borsalinos et lunettes fumées, chaussures vernies et costumes trois-pièces pour certains. La photo semble tirée d’un film avec Lino Ventura. Mais devant l’objectif de Charles Farine, ce ne sont pas des acteurs, mais bien les membres fondateurs du Comité de la Feria, réunis à la terrasse du café Le France, place Lamartine. Nous sommes en 1965, et l’idée d’une Feria d’Arles venait de naître, quelques jours plus tôt et quelques rues plus loin. “Lors d’une soirée au bar taurin du Nord Pinus, Pierre Pouly, alors directeur des arènes d’Arles, a rêvé tout haut que les fêtes de Pâques ne se limitent pas aux corridas, mais s’emparent de toute la ville” retrace Alain Welsh, vice-président actuel du Comité. “Un groupe d’amis l’a pris au mot et s’est lancé dans l’organisation d’un
ensemble de manifestations pour animer les rues et les places arlésiennes”
. Le Comité de la Feria était né. En févier 1965, il met sur pied le programme pour la feria prévue deux mois plus tard : arènes portatives place Lamartine, encierro de nuit place de la République, bal, des peñas…

Depuis, le programme s’est largement étoffé. “Les animations sont plus nombreuses que jamais et elles le seront encore plus à l’occasion de ce 60e anniversaire” précise Gérard Bonjean, membre actif de l’organisation depuis plus de trois décennies. Accueil des bandas, organisation des lâchers de taureaux, programmation des arènes portatives… La vingtaine de bénévoles du Comité de la Feria, soutenu financièrement et matériellement par la Ville, s’active sans relâche. “On travaille dans l’ombre, on ne veut pas de lauriers, confie Marc Montagnier, trésorier du Comité. On fait ça par amour pour notre ville et pour faire vivre ses traditions.” Pour la
Feria qui s’annonce, le Comité fait le même vœu que celui qu’il avait formulé il y a 60 ans dans le journal Le Provençal : “Que la population soit, au terme de la Feria, très fatiguée, et très heureuse.”