Culture / Patrimoine, Festivités
Les Suds, à Arles, fêtent leurs 30 printemps : entretien avec le directeur du festival à J-30
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Culture / Patrimoine, Festivités, Personnalités
Publié par Aude Pauly le
Dès son coup d’envoi, le festival Les Suds, à Arles, a fait fort. Après un bal du 14 juillet qui a tenu toutes ses promesses de mettre de l’ambiance en ville, les « soirées Suds » ont débuté ce mardi 15 juillet pour se poursuivre jusqu’au 20. Et la présence de Seu Jorge sur la scène du théâtre antique dès le premier soir a directement propulsé cette édition anniversaire parmi les plus marquantes de ses 30 années d’existence. Quand des milliers de spectateurs entonnent à l’unisson chacune de ses chansons, cela signifie bien que l’artiste en question était attendu depuis longtemps.
Plutôt présent dernièrement devant la caméra que face à son public, le chanteur brésilien (également acteur), de sa voix grave et suave, a mis tout le monde à ses pieds dès son arrivée, dans une ambiance de pure gaité. Alternant lui-même entre guitare, flûte, et pas de danse, ses paroles mêlées aux cuivres, aux cordes, et aux percussions de ses dix instrumentistes ont transporté la foule présente au théâtre antique dans un voyage inoubliable. Enveloppant chaque titre interprété de notes colorées et de rythmes chaloupés, c’est le Brésil tout entier qui était représenté ce soir-là par ce crooneur en version samba-bossa-soul. Et après une heure de refrains entraînants comme autant d’hymnes à la joie, l’émotion est venue de ses remerciements exprimés en français et adressés aux organisateurs de la soirée, avant de leur dédier sa célèbre reprise en portugais de Life on Mars de David Bowie. Titre annonciateur de l’autre grand succès qu’il lui restait encore à offrir à son public : Tive Razão.
Il n’en fallait pas moins pour marquer d’un grand “S” cette première “Soirée Suds”.