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Culture / Patrimoine, Festivités, Histoire, Personnalités
Publié par Romain Vauzelle le
Il s’appuie sur sa canne et balaie lentement des yeux les pierres millénaires du théâtre antique. Comme pour convoquer les souvenirs d’une nuit de l’été 1975 où Irmin Schmidt était là, sur cette même scène, électrisant le public arlésien avec Can, mythique groupe de rock allemand des années 70. Reviennent à lui la chaleur de l’air, l’enthousiasme des spectateurs, l’acoustique singulière des lieux. “Les romains savaient faire” glisse-t-il. Ce jeudi 26 mars 2026, plus d’un demi-siècle après le concert, le natif de Berlin foule à nouveau les lieux pour une raison bien précise : faire la promotion de l’album live du triomphe de Can au théâtre antique, qui sortira prochainement.
Pourquoi avoir choisi de ressusciter ce concert parmi les centaines d’autres que sa formation a donné à travers la planète ? “Parce qu’il a été le meilleur de tous. Un rêve…“ sourit l’octogénaire, seul membre du groupe encore vivant. “Pour un musicien, comme pour n’importe quel artiste, s’exprimer dans un lieu si incroyable, si chargé d’histoire, c’est quelque chose d’exceptionnel.” A l’époque, Irmin Schmidt tombe sous le charme de la région, à tel point qu’il posera ses valises quelques années plus tard dans le Vaucluse, où il vit toujours. Et la belle histoire entre le fondateur de Can et Arles continue : sa fille, sa première fan, vient de s’y installer.
“Can Live in Arles”, bientôt disponible en CD et sur toutes les plateformes d’écoute