Culture / Patrimoine, Personnalités

Festival du Dessin : plus qu’une semaine avant de tirer un trait sur l’édition 2026

Le Festival du Dessin, pour sa 4ème édition, aura offert une fois encore les plus belles œuvres du genre à voir partout dans la ville. Si vous n’en avez pas encore profité, il n’est pas trop tard, c’est jusqu’au 17 mai.

Publié par Aude Pauly le


Manier l’art du dessin permet bien des libertés, des extravagances, ou au contraire la plus grande simplicité. Qu’il soit neutre ou coloré, réfléchi ou spontané, minimaliste ou élaboré, sous toutes ses formes il se contemple en ce moment à Arles et pour une semaine encore.
Ils sont une douzaine de lieux qui se (re)découvrent à travers les dessins qu’ils abritent, dès la billetterie d’ailleurs (ancienne poste) où Louise Michel démontre qu’elle s’est adonnée à sa pratique.
Et s’il ne fallait en citer que quelques autres, au Museon Arlaten et à la salle Henri Comte, c’est toute une patrie, l’Italie, qui s’illustre à travers notamment les 60 œuvres du XXème siècle prêtées par la prestigieuse Collezione Ramo et exposées pour la première fois en France.


À L’église Sainte-Anne, tant de noms qui font rêver, toutes disciplines confondues, sont réunis par leurs dessins et par le grand collectionneur, le producteur de cinéma Marin Karmitz, qui les détient : Man Ray, Auguste Rodin, Théodore Géricault, Andy Warhol, Victor Hugo, Alberto Giacometti, Jean Dubuffet, Lucian Freud, Annette Messager, Louise Bourgeois, Francisco de Goya… Étourdissant !


Autre exposition collective, à la chapelle du Méjan : la jeune garde, constituée des étudiants de trois écoles d’art, de Paris, Florence et Athènes, dévoilent un aperçu époustouflant de leurs talents.
Peut-être leur succèderont-ils bientôt : les enfants d’Arles qui, déjà, font leurs preuves quant à eux à l’espace Van Gogh.


Mais il y a aussi l’Archevêché et ses végétaux plus vivants que nature, le musée Réattu tel une galerie de portraits, la Fondation Manuel Rivera-Ortiz tout comme à la Fondation Lee Ufan où l’émotion est au rendez-vous, l’église Saint-Blaise transporté au temps de l’art préhistorique. Enfin, comment ne pas évoquer Croisière et l’art brut ainsi que l’humour qui y ont pris place. Dans ce dernier domaine, les dessins d’un Arlésien, Loup, sont particulièrement éloquents, aux côtés de ceux de Muzo, Fabien Mérelle, ou encore Philippe Katerine.


Et pour profiter pleinement de cette dernière semaine du Festival du Dessin, les rendez-vous parallèles sont encore nombreux auxquels participer : visites guidées, nocturne, table ronde, DJ set, séance de dédicaces, atelier, et surtout « l’aperitivo » de conclusion en chansons samedi 16 mai à partir de midi sur l’esplanade Saint-Blaise.

Photo en page d’accueil : Jan Dyver / Ville d’Arles.