L’accès, la présence et la circulation dans les massifs forestiers font l’objet d’une réglementation spécifique définie par arrêté préfectoral, visant à prévenir les départs de feu, à protéger les biens et personnes, et à permettre aux secours d’intervenir efficacement.
La vigilance est liée aux conditions climatiques : fortes chaleurs, vent, sécheresse végétale et des sols rendant la végétation vulnérable au moindre départ de feu. Un simple mégot, une étincelle, un barbecue, une négligence, peuvent provoquer une catastrophe.
Ainsi, avec la vigilance en cours, l’accès et les travaux sont interdits dans les massifs concernés (ces restrictions s’appliquent aussi bien aux professionnels sur les chantiers qu’aux travaux réalisés par les particuliers à proximité des massifs forestiers).
Alertes infos risques
Vigilance orange Canicule
Le département des Bouches-du-Rhône est placé en vigilance orange Canicule à compter du mardi 14 juillet 2026.
Sur les jours à venir, les températures en journée seront comprises entre 31 et 33°C. 23 à 24°C la nuit.
Lieux de baignade ouverts durant l’été :
Philippe Rouget et Cabassud : ouvertes tous les jours de 10h à 13h30 et de 14h à 19h
Bassins de Mas Thibert et du Sambuc : ouverts tous les jours de 12h30 à 19h
Plage de Piémanson : baignade surveillée tous les jours de 10h à 18h
Des lieux climatisés sont ouverts à la population (jours et horaires précisés ci-dessous):
– Club Barailler, rue Watton Chabert (Griffeuille) : mardi et vendredi de 10h à 17h30
– Club Belmondo, rue de Verviers (Trébon) : lundi et jeudi de 10h à 17h30
– Club Billot, rue de Cascina (Barriol), Lundi et jeudi de 10h à 17h30
– Club Morizot, impasse Morizot (Centre ville) : lundi au vendredi de 10h à 17h30
– Club Trinquetaille, maison K’marguaise, 8 rue de la verrerie : mardi et vendredi de 10h à 17h30
– Centre social Mas Clairanne, 2 rue Marius Allard (Trébon): lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h
– Centre social Christian Chèze, 2 place Maurice Thorez (Barriol): lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17h
– Centre socio-culturel les tuiles bleues, 15 rue du château d’eau (Mas Thibert) : lundi au vendredi de 8h30 à 17h45
– EHPAD les tournesol, rue Bertrand Boysset (Trinquetaille) : tous les jours de 9h à 18h
– EHPAD Les hauts de Barbegal, 54 route de Coste basse (Pont de crau) : tous les jours de 9h à 17h
Voici quelques conseils pour éviter le coup de chaud et la déshydratation :
– donner et prendre des nouvelles de vos proches
– ne pas sortir aux heures les plus chaudes de la journée (11h-16h) et éviter les efforts physiques
– Boire régulièrement de l’eau (penser aux personnes vulnérables : bébés, enfants, personnes âgées, personnes sans domicile fixe, travail en extérieur, etc.)
– fermer les volets le jour et assurer une légère ventilation la nuit
– manger en quantité suffisante et ne pas boire d’alcool
Éric Cantona, vendredi 24 avril 2026, à Croisière. Photo Jan D / Ville d'Arles
Être le président d’honneur de cette 4ème édition, que cela représente-il pour vous ?
Je suis très fier. J’ai déjà vu quelques expositions là, et je trouve qu’il y a des choses magnifiques, extraordinaires. Et puis j’ai toujours été passionné par l’art. Quand j’ai commencé à gagner de l’argent, j’ai investi dans la peinture, je suis collectionneur, je pratique toutes formes d’art. Sans prétention. Mais l’art c’est ce qui me tient en vie, ça me permet de m’exprimer, et pratiquer toutes formes d’art me permet de passer d’un support à un autre et de ne pas m’ennuyer parce que je m’ennuie très vite.
Quelles œuvres possédez-vous ?
Des œuvres d’Anish Kapoor, de Douglas Gordon, Sophie Calle, Nan Goldin, Miquel Barceló, Oscar Murillo… J’ai aussi des vidéos, de Kader Attia par exemple. Ce ne sont que des artistes que j’aime, parce que je n’ai personne pour me conseiller. 90% des magazines que je lis c’est sur l’art, depuis que je suis tout petit. Mes goûts évoluent, mais évoluer cela ne veut pas dire renier son passé. C’est comme dans la musique : j’ai commencé à écouter de l’opéra avec mon père, et aujourd’hui j’écoute Leonard Cohen et Nick Cave. Aujourd’hui par exemple je suis dans la peinture hyperréaliste et en même temps très contemporaine. Il y a deux artistes que j’adore : Guillaume Bresson et Dhewadi Hadjab. Ce sont des témoignages de notre époque. Un peu comme le travail photographique de Mohamed Bourouissa à ses débuts. Aujourd’hui pour moi c’est ça, et demain ce sera autre chose.
L’art vous apaise-t-il ?
La pratique de l’art, oui. Mais ce n’est pas seulement lorsque l’on fait quelque chose, c’est aussi aller voir des expositions, c’est inspirant. On peut être influencé par tel ou tel mouvement. Moi il y en a un que j’adore, c’est le mouvement Cobra, parce que c’est la recherche de la spontanéité de l’enfant. C’est ce que je recherche dans la vie de tous les jours, donc ça me touche.
Le président d'honneur du Festival du Dessin 2026, Éric Cantona, présent le soir du lancement le 17 avril aux côtés du maire Patrick de Carolis et des fondateurs Vera Michalski et Frédéric Pajak. Photo : Florent Gardin / Ville d'Arles.
En plus d’aimer l’art, vous avez une affection particulière pour Arles…
Je viens ici depuis trente ans. Quand j’étais sportif j’étais déjà passionné d’art et quand on est passionné d’art, Arles est incontournable. C’est une ville sublime au niveau architecturale mais qui en plus vit à travers la culture, et c’est important que des festivals continuent de s’y créer. Cela veut dire qu’il y a une volonté politique derrière et je trouve ça extraordinaire. C’est une bonne chose pour faire vivre la ville, pour attirer des gens, mais aussi pour la jeunesse. Le Festival du Dessin travaille depuis des mois avec les écoles et permet aux enfants de développer leur imaginaire, de créer leurs propres œuvres. C’est beau de donner à voir des artistes confirmés, mais c’est formidable aussi de sensibiliser les jeunes à l’art. Mon petit neveu par exemple a eu une révélation devant un Van-Gogh, à Arles.
Vous vous souvenez d’une révélation semblable lorsque vous étiez enfant ?
J’en ai encore tous les jours des révélations ! Ma vocation d’artiste, je l’ai depuis toujours. On grandit, il y a des moments plus simples que d’autres et l’art est souvent d’un grand secours. Le dessin me touche énormément. Par exemple, j’aime beaucoup ça (il montre derrière lui une œuvre de Christelle Roulin, exposée à Croisière, Ndlr). Dans d’autres salles, ce sera autre chose. Par exemple à l’exposition de Marine Karmitz (chapelle Sainte-Anne, Ndlr), qui est absolument sublime, il y a quatre dessins de Christian Boltanski alignés. C’est très puissant.
D’autres expositions vous ont marqué ?
J’ai beaucoup aimé l’exposition d’art brut (à Croisière, Ndlr). Je suis très heureux qu’il y ait ici une expo dédiée à l’art brut. C’est un univers qui me touche, la condition de ses artistes, comment ils sont, à la fois intérieurement et physiquement. L’art devient vital, il y a une recherche de libération et un geste qui se répète jusqu’à l’obsession. L’exposition “Viva l’Italia” (Museon Arlaten et Salle Henri Comte) m’a plu aussi. Je n’ai pas vu toutes les expositions car je ne veux pas le faire au pas de course. Je reviendrai les voir en prenant mon temps. Je veux être frais et disponible quand je découvre une œuvre, ne serait-ce que par respect pour l’artiste.
Vous êtes vous-même dessinateur. Vous aimeriez exposer un jour ici ?
Ici au ailleurs, mais si ça peut se faire ici ce serait bien. J’ai une belle collection et je pense qu’elle aurait sa place dans ce Festival du Dessin qui, en un mot, est magique.
Photo en page d’accueil : Jan Dyver / Ville d’Arles.
La 4ème édition du Festival du Dessin ce sont plus de 40 expositions dans 13 lieux de la ville et chaque jour des événements : visites guidées, signatures de livres, performances, ateliers, tables rondes, projections, lectures, nocturnes.
Entrée gratuite pour chaque exposition sur présentation du pass résident arlésien à se procurer, muni d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile, à la billetterie du festival, place de la République, ouverte tous les jours de 9h30 à 18h.