Culture / Patrimoine, Personnalités
Entretien avec François Berléand, parrain du Festival du Dessin 2025
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Culture / Patrimoine, Enfance / Jeunesse
Publié par Marie-Pierre Garrabos le
“Mais si, maîtresse, les paysages ça bouge : c’est à cause du soleil !” Poètes et géographes, les élèves de la classe de CE1 de l’école André-Benoit à Trinquetaille vivent à fond l’atelier mené par l’artiste Judith Espinas. L’objectif de cette deuxième séance : tester le rendu de l’installation qu’ils ont conçue et qui sera exposée dans le cadre du Festival du Dessin, à partir du 22 avril. Les petits ont donc sortis les éléments qu’ils ont peints, grande fresque, éléments de paysage (soleil, rocher, arbre, murs, fleurs…) dans la cour et essaient différentes configurations : le soleil ou l’arc-en-ciel, les pierres devant, l’arbre plus à droite…
Artistes dès l’enfance. Dès sa création, le Festival du Dessin a souhaité faire entrer les jeunes Arlésiens dans sa programmation. Depuis trois ans, Alexandra Roussopoulos, peintre déjà exposée au Festival, organise les ateliers pilotés par des artistes dans dix classes de cinq écoles arlésiennes (Albert-Camus, André-Benoît, Jules-Vallès, Marie-Curie et Paul-Langevin).
Un livre et une exposition. A l’issue de ce travail, les écoliers recevront chacun un livret qui revient sur l’ensemble des ateliers et toutes les oeuvres seront exposées à l’espace Van-Gogh dans le cadre du festival. Cette année, c’est un scénographe parmi les plus talentueux de la scène artistique française, Emmanuel Charles, qui la met en scène. “L’objectif est travailler dans une exigence de qualité et de considération“, explique Alexandra Roussopoulos. “Grâce à notre partenaire Le géant des beaux-arts, nous équipons les classes de matériel professionnel et chaque atelier est le fruit d’un travail que nous menons pendant plusieurs mois avec les 10 artistes. Ceux-ci sont choisis pour faire travailler les enfants dans des directions et des modes d’expression différents afin de proposer un résultat très riche.” Judith Espinas, par exemple, qui s’exprime à travers plusieurs mediums comme la peinture, la sculpture, la photo, la video, a fait concevoir aux élèves de CE1 de Benoît-Franck un paysage avec différents éléments naturels qu’ils ont réalisé selon une technique très ancienne, la tempera, à base de jaune d’oeuf.
photo Jan Dyver/ville d’Arles.
“C’est un projet qui apporte beaucoup aux enfants, constate Manea Gion, l’institutrice. “Il les met notamment en contact avec une pratique artistique que nous ne pourrions pas leur offrir sans cela : ils ont par exemple fabriqué leur propre peinture, à base d’oeuf. Il fallait voir leur enthousiasme ! Ils se sont tous impliqués à fond.” Reste maintenant à travailler la patience pour attendre le jour du vernissage de l’exposition, le 22 avril à l’espace Van-Gogh. “C’est un moment que nous voulons important : c’est la seule exposition du festival qui a son propre vernissage. Les enfants ont prévus de se faire beaux et bien sûr, tous les parents sont invités“. Quant aux autres amateurs de dessin, ils auraient tort de négliger le rendez-vous : le talent des enfants, révélé par ces artistes impliqués, est toujours surprenant.
Retrouvez toutes les photos du reportage sur la photothèque numérique de la ville d’Arles