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Les souterrains des arènes bientôt accessibles au public
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Culture / Patrimoine
Publié par Marie-Pierre Garrabos le
Au premier abord, c’est un souterrain. Et pourtant, l’atmosphère y est saisissante. Sans doute parce qu’entre ces murs de pierre, l’histoire n’a jamais cessé de s’écrire. Le maire d’Arles, Patrick de Carolis, et Mandy Graillon, intervenant en tant que conseillère départementale, ont inauguré le 25 juillet 2025 les souterrains de l’amphithéâtre qui viennent d’être restaurés et ouverts à la visite. “Entretenir les bâtiments, c’est une nécessité pour les transmettre aux générations futures, a confié le maire d’Arles, mais les faire vivre, c’est tout aussi important.” “Cet édifice est très emblématique de notre ville, a ajouté Mandy Graillon. Il accueille des événements culturels, traditionnels, liés à la tauromachie et c’est un atout majeur pour le tourisme. Le restaurer, c’est maintenir ce lien avec tous les Arlésiens.”
Sous la houlette du maître d’oeuvre Renzo Wieder de l’agence Architecture et héritage, en collaboration avec les services du patrimoine et des bâtiments de la Ville, les travaux de maçonnerie, électricité et ferronnerie ont été menés notamment par l’entreprise Fernandez, spécialisée dans les interventions sur les édifices patrimoniaux. Une série de 20 torches luminaires et un système de spots au sol permettent de découvrir le lieu tout en créant cette ambiance si particulière.
Car les visiteurs de l’amphithéâtre peuvent désormais aussi accéder à ces galeries (trois visites organisées le mercredi). Si aujourd’hui elles se trouvent à même hauteur que la piste, elles étaient à l’époque antique, sous la piste qui était située 2 mètres au-dessus de son niveau actuel. Sous l’Antiquité, ces souterrains servaient de “local technique” pour les spectacles, avec des espaces de stockage des décors et des emplacements pour les cages des animaux. Durant le Moyen-Age, ces souterrains servaient de réserves pour la petite cité qui s’était installée dans l’enceinte des arènes. Bien plus tard, pendant la seconde guerre mondiale, les Arlésiens s’y réfugiaient pour se protéger des bombardements. Et aujourd’hui ? Les galeries vivent pendant les spectacles de tauromachie. Ainsi, la visite comprend un arrêt devant la chapelle où les toreros s’en remettent à Dieu avant d’entrer en piste. Dans l’amphithéâtre, l’histoire s’écrit et se vit encore.