Culture / Patrimoine, Histoire, Tourisme

L’expo du jour : avec “Collections-Collection”, la passion pour le costume compte double

Peinture, photo, sculpture... Tout au long de l'été, arles.fr vous invite à la découverte des expositions. Aujourd'hui, rendez-vous au tout nouveau musée Fragonard de la Mode et du Costume, pour y découvrir une histoire de passion.

Publié par Aude Pauly le


Pousser les portes de l’hôtel Bouchaud de Bussy au 16 rue de la Calade, c’est être immédiatement transporté dans une époque où l’on arborait chaque jour ses plus beaux atours, et où chacun avait l’élégance chevillée au corps. Le costume provençal, et notamment arlésien, à partir du 18ème siècle est justement au cœur de Collections-Collection. Cette première exposition est la combinaison de deux passions. Ou plutôt c’est la mise en commun de ce qu’ont réuni au cours de leur vie deux femmes, l’Arlésienne Magali Pascal, et Hélène Costa de la maison Fragonard, animées par une même passion, qu’elles ont chacune alimentée de part et d’autre de la région.

Dans ce musée nous faisons ce que l’on pourrait appeler de l’archéostylisme”…

C’est ainsi que Clément Trouche, le directeur artistique, décrit la mission du Musée de la Mode et du Costume.

Le cheminement se fait entre les murs entièrement rénovés du bâtiment, devant des bijoux, sacs, et autres éventails, sous les regards figés des portraits peints par Antoine Raspal, et sous l’œil averti de la Vénus d’Arles qui patiente gracieusement au pied de l’escalier. À l’étage, dans la grande galerie, une frise chronologique du costume grandeur nature se déroule et témoigne de la richesse du vêtement arlésien notamment, depuis environ 1775 jusqu’à la 1ère guerre mondiale, dans une obscurité propice à se laisser conter l’Histoire, d’une toilette à une autre.

Le coup de cœur : l’œuvre vidéo de Charles Fréger. Il s’agit d’une orchestration, six minutes durant et dans un même élan, des gestes maintes fois répétés et parfaitement maîtrisés de neuf Arlésiennes pour se coiffer et se parer. Chacune des silhouettes, à contre-jour dans son médaillon, s’attelle à un cérémonial préservé, habituellement privé, et auquel l’installation donne le droit d’assister.