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Économie / Agriculture
Publié par Marie-Pierre Garrabos le
Quand on y vit, on sait que la Camargue, outre le caractère unique de ses paysages, est l’un des réservoirs de biodiversité les plus riches au monde. Mais quand c’est un label officiel qui le proclame, l’affirmation n’en prend que davantage de valeur.
Arles vient en effet se voir attribuer le label Ville des zones humides accréditées, ou label Ville Ramsar lors du Comité de la Convention de Ramsar, qui s’est tenu fin janvier 2025. Trente-et-une villes dans le monde, dont trois en France, ont été ainsi distinguées pour leur engagement en faveur des zones humides de leur territoire. Arles, son histoire, son développement, sont évidemment intimement liés à la Camargue. Mais le lien est sans doute d’autant plus fort que c’est ici, que l’ornithologue et grand défenseur de l’environnement, Luc Hoffmann, a contribué à initier la convention de Ramsar sur les zones humides, signée en 1971 dans la ville iranienne de Ramsar. L’un des premiers traités intergouvernementaux de protection de l’environnement qui établit ces territoires, dont la Camargue, comme indispensables au maintien de la biodiversité et à la lutte contre le réchauffement climatique.
“Des amortisseurs climatiques”. “En effet, on peut considérer les zones humides comme des “amortisseurs climatiques” argumente Bastien Coïc, directeur de l’association Ramsar France. “Alors que nous subissons les effets du réchauffement climatique, elles permettent de lutter contre les inondations mais aussi contre les périodes de sécheresse, constituent des îlots de fraîcheur lors des épisodes de canicule et des lieux de stockage du carbone, évitant ainsi qu’il soit dispersé dans la nature. Enfin, elles contribuent à maintenir la qualité de l’eau en jouant le rôle de “filtre” et sont évidemment des acteurs essentiels pour l’agriculture.”
Autre point en plein essor : leur contribution à développer des activités touristiques et de loisirs et c’est notamment à ce niveau que le rôle des “villes Ramsar” peut être capital. “Pour décrocher le label, il faut remplir six critères et les tenir pendant six ans pour obtenir son renouvellement” poursuit Bastien Coïc. “C’est très exigeant, avec notamment la prise de mesures adaptées à la restauration et à la gestion des zones humides, leur prise en compte dans les documents d’urbanisme, et des actions pour la sensibilisation du public.”
Catherine Balguerie-Raulet, l’adjointe au maire en charge de la transition écologique et énergétique, a porté le dossier de candidature : “A Arles, nous soutenons depuis longtemps que les zones humides font la richesse de notre patrimoine. C’est un argument qui porte. Notre projet d’aménagement du site de Beauchamp a joué un rôle important : nous allons valoriser une zone humide en ville, y accueillir et y informer le public. Enfin, nous mettons en place le comité qui doit veiller au pilotage des actions, comme le demande l’Association des villes Ramsar.”
Le label sera officiellement remis lors de la COP des villes Ramsar, qui se tiendra du 23 au 31 juillet, à Victoria Falls, au Zimbabwe.