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Conférence les Jeudis d’Arelate : Julie, "la princesse oubliée" Christine Chollet professeure de Lettres Classiques, bénévole et membre du CA de l’association Arelate, journées romaines d’Arles, présidente de l’association Novempopulana basée à Éauze (Gers).
Née à l’automne 39 avant notre ère, Julie est la seule enfant de l’empereur Auguste, qui n’est alors que l’héritier de César sous le nom d’Octavien.
Celui-ci n’aura de cesse de la marier afin de fonder une dynastie pour assurer sa succession. Petite fille grandissant sur le Palatin en compagnie d’autres enfants, sous la supervision de Livie et d’Octavie, jeune fille adulée, mariée à son cousin Marcellus à 14 ans, veuve à 16, remariée à 18 à Agrippa, un homme de l’âge de son père, mère – entre autres – d’Agrippine l’Ancienne, envoyée en exil à 37 ans, où elle restera jusqu’à sa mort en 14, peu de temps après celle de son père, Julie reste par la tradition d’auteurs antiques une femme dépravée « souillée de toutes sortes d’opprobres » (Suétone).
Cependant, le destin de Julie est bel et bien lié à celui de la dynastie des Julio-Claudiens, et ce jusqu’au dernier, Néron, de par sa descendance.
Elle a côtoyé les grands personnages de son époque, à commencer par les poètes Virgile, Ovide, Horace… ou l’ami des arts, Mécène. Si les représentations d’elle ne sont pas très nombreuses, nous pouvons la découvrir à travers quelques portraits qui sont parvenus jusqu’à nous, au travers des monuments ou dans son intimité en parcourant les fresques de sa maison sur le Tibre dans les salles du Palazzo Romano à Rome.
Julie, jeune femme émancipée ? Ou alors comme l’a si bien écrit Catherine SALLES, une « princesse trop libre » ?