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Culture / Patrimoine, Personnalités, Tradition
Publié par Romain Vauzelle le
Vous avez pris votre alternative le 6 juin à Nîmes. Quel bilan tirez-vous de vos débuts en tant que matador ?
Ils sont passés très vite, d’autant que j’ai manqué dix corridas à cause d’une blessure. Mais c’était un mal pour un bien car ça m’a permis de me régénérer, de corriger quelques défauts et de revenir encore plus fort avec un triomphe à Huelva ; il m’a donné beaucoup de confiance pour la suite. J’ai gagné en assurance, en maturité. Je
me sens plus à l’aise face au toro.
Que représente la corrida goyesque pour vous ?
Je suis venu à Arles pour la première fois à l’âge de 11 ans et c’est la plus belle corrida que je n’ai jamais vue. L’amphithéâtre était bondé, avec une musique spéciale, une décoration unique, une ambiance incroyable et idéale pour créer une oeuvre d’art. J’étais émerveillé. Depuis, c’était un rêve d’être un jour au paseo.
D’autres souvenirs vous ont marqué ici ?
Oui, je me souviens d’avoir toréé une vieille vache à campo abierto (au milieu des champs, ndlr) et sous la pluie, chez Juan Bautista. Je devais avoir 12 ans, c’était un peu surréaliste. Je me souviens aussi d’une matinée dans les arènes de l’Espace toros, le jour où j’ai connu Juan Bautista. Et puis, plus récemment, j’ai participé à la Capea du Forum et ce fut une expérience originale, différente, dont je garde un grand souvenir.