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Festivités, Tradition
Publié par Romain Vauzelle le
“C’était le dimanche de Pâques 1989. J’avais hésité à toréer parce que j’avais perdu mon père trois jours avant.” Si Paquito Leal a accroché l’affiche de cette corrida dans sa bodega de la chapelle des Trinitaires, c’est qu’elle n’est pas qu’un mauvais souvenir : ce jour-là, l’Arlésien avait coupé une oreille à un toro de Murteira Grave. Depuis, plus aucune bête de l’élevage portugais n’a foulé le sable des arènes d’Arles. Le retour est programmé lundi 6 avril 2026 à 16h30, face à un cartel international de banderilleros : l’Espagnol Manuel Escribano, le Vénézuélien Jesus Enrique Colombo et le Français El Rafi. S’il faudra attendre le paseo pour voir les matadors, les toros seront visibles dès ce samedi 28 mars à partir de 11 heures à l’Espace toros.
L’allure robuste et le pelage varié des exemplaires de Murtiera Grave saisira sans doute le visiteur. Mais plus que leur beauté, c’est la bravoure de ces toros portugais, élevés à quelques centaines de mètres de la frontière espagnole, qui a marqué l’histoire de la tauromachie. “C’est une ganaderia qui a connu son heure de gloire dans les années 80, explique Jean-Baptiste Jalabert, directeur des arènes d’Arles. A l’époque elle était programmée dans toutes les grandes ferias et avait remporté le prix du meilleur toro de la Feria de Madrid.”
Après une longue traversée du désert, l’élevage est revenu en grâce ces dernières années sous l’impulsion de Joaquim Grave, petit-fils du fondateur du troupeau. “On est très heureux de pouvoir annoncer son retour à Arles cette année” poursuit Jean-Baptiste Jalabert. Les aficionados arlésiens ont coché ce rendez-vous à l’annonce des cartels. Et ils seront sans doute nombreux, dès ce week-end, à scruter ses toros avec passion dans les corrales de Gimeaux.