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Le programme des activités pendant les vacances de la Toussaint
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Enfance / Jeunesse, Quartiers / Villages, Vie locale
Publié par Aude Pauly le
Anne-Sophie Lemetais a l’habitude d’intervenir à Griffeuille, au nom de l’École des Parents et des Éducateurs, et de faire participer les habitants à ses “Cafés-rencontres”. Les sujets abordés, tantôt planifiés tantôt improvisés, permettent à chacun de s’exprimer, de faire part de son expérience, et de repartir avec des conseils et des idées pour mieux gérer son quotidien.
Et ce mardi matin, le sujet de la discussion était tout trouvé : les écrans. Intégré à la programmation du Challenge Au-delà des écrans, porté par la Communauté d’agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette et qui se déroule jusqu’au 30 novembre, les téléphones, télévisions et autres consoles étaient au cœur des questions posées et des paroles livrées par les parents présents. L’opération s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux enfants et aux adolescents, et a pour but non pas de rayer les écrans de notre quotidien, mais d’en limiter l’usage, de s’interroger sur l’utilisation parfois excessive que l’on en fait, sur sa dépendance ou non à ces appareils qui sont entrés dans nos vies pour en faire désormais pleinement partie.
Le mardi 18 novembre, lors du “Café des parents” à Griffeuille, Mariame semble convaincue des méfaits des écrans et des retards de développement que cela peut entraîner chez les enfants. Elle est là pour faire profiter les autres parents de son expérience : « Pour mon petit, c’est la crèche qui m’a alertée. Il n’avait aucune interaction avec les autres. Le matin je le mettais devant la télé, et il s’est avéré que c’était à cause de cela. Donc il a dû aller chez l’orthophoniste ». Naoual, Somia, Aouatir ou encore Jamila évoquent aussi leurs ados « qui se filment en permanence, comme s’ils étaient en compétition ». Deux heures durant, ces mères de famille parfois impuissantes face au pouvoir d’attraction des écrans sur leurs jeunes, ont pu échanger et en apprendre d’avantage sur comment les protéger par exemple, grâce à la plateforme d’information et d’accompagnement à la parentalité numérique, au programme national de sensibilisation des jeunes au numérique, ou à l’association pour un développement numérique durable et solidaire.
Si les enfants entre 3 et 10 ans sont invités à récupérer un livret de suivi (au centre social Mas Clairanne au Trébon, au centre social Christian Chèze à Barriol, à la Maison publique de quartier de Griffeuille, ainsi qu’à l’ACCM) pour leur permettre de noter tous leurs efforts au cours du challenge, il reste aussi une dizaine de jours d’actions et d’animations gratuites dont profiter.
Car au-delà des écrans, il y a toujours des rencontres qui se créent.