Météo France a placé le département des Bouches-du-Rhône en vigilance jaune pour un épisode pluvio-orageux prévu ce lundi 4 mai.
Les pluies pourront être localement orageuses, ainsi, nous vous conseillons la plus grande prudence :
Les conditions de circulation routières peuvent être rendues difficiles, n’empruntez pas les routes inondées et éviter tout déplacement en cas de fortes précipitations.
Les inondations de caves et points bas peuvent se produire très rapidement.
En ce moment, entre les murs de la ville, il semble se jouer comme une danse à trois temps, une valse entre trois univers différents, dont la mesure est donnée par des œuvres et du talent. Ceux de Laure Boulay, Florence Grundeler, et Bernard Gille, en chefs d’orchestre de leurs créations, il n’y a qu’à suivre la cadence à travers leurs expositions.
Exposition "à l'écart" de Florence Grundeler. Photo JanD / Ville d'Arles.
Prenons pour commencer Florence Grundeler (Alyscamps) et Laure Boulay (église Saint-Blaise, salle des Pas perdus, parvis de l’hôtel de ville). Ce qui relie ces deux artistes, c’est l’attachement à un thème qu’elles déroulent au fil de leurs réalisations. L’une évoque à chaque instant le temps, et l’autre sculpte l’enfermement. La première peint, appose, compose, et la seconde façonne, forme, érige. La couleur est absente. On oserait même dire qu’il n’y a pas d’extravagance dans leurs œuvres, alors qu’elles impressionnent pourtant, elles intimident presque. Chacune en tous les cas délivre un message fort, et semble vouloir justement se délivrer en créant. C’est en cela que l’art de Florence Grundeler et celui de Laure Boulay se rejoignent. Deux destins liés par l’amour de la matière et ce qu’elles parviennent à en faire. Deux chemins qui se croisent en ce moment dans la ville, et qui permettent à qui les empruntent de découvrir leurs univers à l’une et à l’autre.
Exposition "Captivitas" de Laure Boulay. Photo Florent Gardin / Ville d'Arles.
Quant à Bernard Gille (chapelle des Trinitaires), ce sont les images que lui grave. Sur pellicules et dans la mémoire d’Arles. Des images en arrêt ou en mouvement. Des photographies notamment, qui l’ont amené à voyager comme elles nous transportent nous-mêmes, face à ce que certaines personnes vivent, ou face à ceux qui, avant lui, ont brillé en photographie, dont Lucien Clergue son ami. Alors si vous devez choisir, choisissez les trois.
“Captivitas“, exposition de la sculptrice Laure Boulay, à l’église Saint-Blaise, dans la salle des Pas perdus et sur le parvis de l’hôtel de ville, jusqu’au 26 mai.
“Un monde en lumière“, exposition du photographe Bernard Gille, à la chapelle des Trinitaires, jusqu’au 1er juin.
“à l’écart“, exposition de la plasticienne Florence Grundeler, aux Alyscamps, jusqu’au 21 juin.
Photo de couverture : Rosalie Parent / Ville d’Arles.