Éducation, International, Vie locale

À l’espace Van Gogh, les Nations Unies comme si l’on y était

Cette fin de semaine a vu se dérouler à l'espace Van Gogh la conférence de Modélisation des Nations Unies.
4ème du genre, l'événement a eu lieu pour la seconde fois à Arles (après une première il y a 4 ans) où se sont retrouvés des lycéens tous animés par une ambition commune : "s'engager pour un monde meilleur".

Publié par Aude Pauly le


Je déclare la session 2026 de la MNU close“. Cette phrase aurait pu être prononcée à New-York là où l’ONU siège habituellement, mais c’est à Arles qu’elle l’a été ce vendredi 10 avril à l’issue de la Modélisation des Nations Unies Aix-Marseille-Provence.


Et peut-être les participants travailleront ils un jour au service de l’organisation internationale.
Mais pour l’heure ils sont lycéens dans 3 établissements (de Vitrolles, de Luynes, et du Lycée Montmajour à Arles), et même si certains s’y voient déjà, il ne s’agissait là que d’un exercice de simulation. Grandeur nature, ou presque. Derrière chacune des tenues correctes adoptées, la rigueur était de circonstance afin de se plonger deux jours durant dans des débats et des négociations et faire ses preuves à l’oral.


D’autant que certains invités prestigieux n’ont pas manqué d’incarner, par leur présence, les différentes voies dans lesquelles ces jeunes pourraient un jour s’engager : le Consul général adjoint d’Allemagne, la Consule Générale des Etats-Unis d’Amérique, un représentant d’Amnesty international, une géographe, des chercheurs…

Issus d’une première ou d’une terminale spécialité Histoire, Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques, les 130 jeunes participants ont dû plancher sur 17 objectifs de développement durable. Ceux-là même sur lesquels l’ONU repose actuellement son plan d’action afin que ces visées (contre le réchauffement climatique, pour la mobilité à vélo, le soutien aux personnes marginalisées ou encore à l’agriculture locale…) soient atteintes d’ici à 2030. La thématique de travail pour les lycéens était donc autant ancrée dans la réalité et dans l’actualité que dans le programme qu’ils étudient au quotidien.

Répartis dans 7 commissions (sur la sécurité, l’environnement, l’économie… ), il leur a fallu se mettre dans la peau des présidents, des rapporteurs ou encore des délégués, et y est aller de leurs arguments les plus convaincants pour tenter de faire passer leurs résolutions, tout en se confrontant parfois au risque d’amendements, d’ajournements, ou de renvois.
Ou comment mettre en application la théorie et en apprendre d’avantage sur le délicat exercice de la diplomatie.